Lâchez les chiens, les chiennes
les loups et les hyènes
Balancez vos porcs, vos truies
La chasse est ouverte
Les corbeaux se délectent
Jetez vos voisins en pâture
Les milices ramasseront les miettes
Balancez vos chattes en chaleur
Vos requins et vos crabes
Soyez méchants comme des teignes
Plus fourbes que des renards
Le règne des corbeaux est arrivé
Pas de seconde chance
Pas de pardon
Tout le monde dans le même panier
Léchez-vous avec vos langues de vipère
Balancez vos rats
Balancez vos cloportes
Rentrez dans le rang
Gueulez avec les moutons
Comptez-vous
Remplissez le big data
La milice fera le reste
Balancez vos guenons, vos faces de rats
C'est la saison
Le temps idéal pour les corbeaux
L'homme est un animal
Un loup pour l'homme
Il ne restera bientôt plus
que quelques vieux singes pour faire la grimace
Quelques éléphants
en quête de cimetière
Et Rien de l'Homme
vendredi 20 octobre 2017
mardi 3 octobre 2017
Le vent se lève
Fais gaffe le vent se lève
attache tes cheveux
serre tes poings
enfonce tes pieds dans la glaise
sache le, le vent se lève
fait rouler les pierres
arrache tes rêvestiens toi prêt
prête moi ta main
attache tes lacets
ferme ton manteau
ça va secouer.
mardi 26 septembre 2017
Quatrain plein d'entrain
Je fais les cent pas dans l'allée,
Accompagné par une escorte d'azalées
En attendant les pourparler
Avec la fine fleur, joyeuse, du franc-parler.
Accompagné par une escorte d'azalées
En attendant les pourparler
Avec la fine fleur, joyeuse, du franc-parler.
lundi 25 septembre 2017
Samedi
Des liserés blanc cailloux
dessinés sur les coteaux
enveloppés de brume
brassée par de tranchantes pales mécaniques
Nous invitent à crapahuter.
Mes chaussures de ville
fendent la poire de quelques buses
et ma toux fait taire
les piafs.
Tu grappilles
tu croques les grumes
comme laissées pour toi.
Les collines ondulent
en vagues palissées.
dessinés sur les coteaux
enveloppés de brume
brassée par de tranchantes pales mécaniques
Nous invitent à crapahuter.
Mes chaussures de ville
fendent la poire de quelques buses
et ma toux fait taire
les piafs.
Tu grappilles
tu croques les grumes
comme laissées pour toi.
Les collines ondulent
en vagues palissées.
lundi 18 septembre 2017
La somme des minutes
La vie ne résulte
pas de la somme des minutes,
Seules les
essentielles marquent les souvenirs.
Je me souviens de
tes doigts fouillant mes cheveux hirsutes
Du chant des arbres
qui savait me démunir.
Oubliées, les
probables sonneries de téléphone
Déchirant nos
silences. Perdues les tronçonneuses
transfixant les
troncs ventripotents devenus aphones.
Je me souviens de ce
qui rend la vie heureuse.
dimanche 27 août 2017
jeudi 29 juin 2017
Il faudrait
Il ne faudrait pas
que je pleure
Il ne faudrait pas
que je me plaigne
Il faudrait que je
ne montre rien
Il faudrait que me
dise que c'est de ma faute
Il faudrait que je
laisse passer le temps
Il faudrait que je
m’habitue
Il faudrait que je
sois adulte
Il faudrait que je
te laisse tranquille
Il faudrait que
j'accepte ton choix
Il faudrait que je
serre les dents
Il faudrait que je
relativise
Il faudrait que
j'apprenne
Il faudrait que je
te désaprenne
Il faudrait que je
pense à moi maintenant
Il faudrait que je
ne rêve plus de toi
Il faudrait que j'en
profite pour passer à autre chose
Il faudrait que je
m'accroche
Il faudrait que je
te laisse être heureuse sans moi
Il faudrait que je
comprenne tout
Il faudrait que je
rebondisse
Il faudrait que je
ne dise rien
Il faudrait que je
ne parle pas
Il faudrait pas que
je ne t'aime plus mais juste que je me passe de toi
Il faudrait que tout
soit mieux comme ça
Il faudrait que je
m'endorme tranquillement
Il faudrait que je
me réveille sereinement
Il faudrait que je
sois désolé de ne pas y arriver, de ne pas le vouloir, de ne rien
vouloir de tout ça.
Non, Je ne suis pas
désolé de ne pas y arriver
Non, je ne suis pas
désolé de sentir chaque seconde ton regard, ta peau, tes mains, ton
sourire, ton visage, ton ventre, tes mots, notre histoire, m'envahir
l'esprit, les veines, le ventre à m'en faire tomber, à m'en faire
trembler, à m'en faire étouffer
Pas désolé de ne
garder que les bons souvenirs, d'être convaincu que l'on avait
encore toute la vie devant nous
Pas désolé
d'attendre, de t'attendre
Pas désolé
d'attendre chaque minute un signe de toi, un mot
Pas désolé de ne
pas vouloir oublier le goût de nos vies, de notre temps passé
ensemble
Pas désolé de
répéter mille fois par jour nos mots doux, simples, quotidiens
Pas désolé de me
dire que je vais passer le reste de ma vie à te rechercher
Même pas désolé
d'avoir peur de vivre sans toi, d'avoir mal, d'avoir colère
Je sais qu'on ne
refait pas l'histoire, je sais qu'on n'oblige pas, je sais que le
temps fait son œuvre
J'ai tellement
appris, tellement lu, tellement écouté, tellement regardé vivre,
tellement partagé
Mais j'ai Tellement
envie de ne rien retenir
Tellement rien
Juste envie que tout
s'arrête
Ô comme tout ça
est pathétique, puéril, facile, irresponsable
Rien ne m'empêche
de dire tout ça, ça ne change rien
ça ne me fait pas
de bien, pas de mal non plus
ça ne te fera rien
On est grands, on
est adultes
Foutaises !
Je ne serai jamais
grand
On peut me tirer sur
les bras et les jambes, la tête, je ne serai jamais grand si être
grand ça veut dire te perdre
lundi 26 juin 2017
Sur mes ruines
Tu as voulu que je
m'effondre
pour te dresser sur
mes ruines
tu as voulu que je
m'efface
pour te mirer à ta
guise
Je ne construirai
pas de tours
pour me redresser
Mais dessinerai un
chemin pour me retrouver
un autre pour
m'envoler
un autre pour
t'oublier
Je ne regarderai
plus
dans les miroirs
Pour te chercher
Je caresserai la
surface de l'eau
pour m'apaiser
Si l'indifférence
te guide
et le mépris te
nourri
Si tu préfères
ériger des murs
pour te protéger
et creuser des
fosses
pour m'enterrer
Je laisserais mes
fenêtres
mes portes et mes
mains ouvertes
Et je n'attendrais
rien
Bientôt, je
n'attendrais plus rien
Puisque
l'indifférence te nourri
et le mépris te
guide
Sache que ma douleur
ne s'effacera pas
Mais qu'elle ne
t'appartient plus
Emporte ton fantôme
Que cache ton mépris
quand il danse
Sur moi ?
Que cherche ton
indifférence
Quand elle me
tance ?
Tu ne peux plus dire
je t'aime
Je ne te demande
plus pourquoi
Mais si t'oublier je
dois
Alors emporte ton
fantôme
Avec toi
On ne sera jamais
amis
après tout ce
chemin
Si à terre tu m'as
mis
Je me relèverais
demain
On ne sera jamais
amis
Après tout ce
chemin
Si à terre je t'ai
mise
Tu t'es déjà
assise
Sur nos souvenirs
Tu t'es déjà prise
à tous les haïr
Tu ne peux plus dire
je t'aime
Tu ne veux plus de
pourquoi
Plus de nous, tu dis
même
que tu le fais juste
pour toi
Ton salut vaut bien
un sacrifice
les doigts sur la
tempe
A la levée des
couleurs
Tu jures fidélité
à ma douleur
Tu vois, j'ai finis
par apprendre
A ne plus rien
attendre
Mais si tu ne plus
dire je t'aime
Tiens bien en laisse
ton fantôme
Je ne parle que
d'amour
Tu ne vis que pour
nous en priver
Vivre au jour le
jour
Est pire que tout
Car c'est chaque
matin
Que tu me manques
Comment faire pour
oublier
Si tu laisses ton
fantôme
me hanter
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